Chirurgie bariatrique en ambulatoire : est-ce possible ?
Séance du mercredi 27 mai 2026 (Chirurgie bariatrique: l'Académie reçoit la SOFFCO-MM - La chirurgie métabolique et bariatrique à l’ère des nouvelles thérapies médicamenteuses)
N° de DOI : 10.26299/pbk9-vb79/emem.2026.22.05
Résumé
Dans son rapport présenté au 119e Congrès Français de Chirurgie, le Pr Johanet soulignait le faible recours à la chirurgie ambulatoire en France et s'interrogeait sur les leviers susceptibles d'en accélérer le développement : la contrainte ou l'incitation ? C'est par la contrainte que nous y sommes venus : face à une insuffisance de lits d'hospitalisation, nous avons développé progressivement une organisation dédiée à la prise en charge ambulatoire.
Après une progression méthodique — anneaux gastriques, sleeve gastrectomie, puis bypass gastrique — plus de 80 % de notre activité bariatrique lourde est aujourd'hui réalisée en ambulatoire. Sur une série consécutive de 2 580 sleeve gastrectomies (2019–2024), 2 207 procédures ont été conduites en ambulatoire (85,5 %), avec une mortalité nulle, un taux de complications à 30 jours de 4,2 % et un taux d'hospitalisations non prévues de 10,2 %, en amélioration continue.
Cette approche repose sur un vrai ambulatoire — retour à domicile le jour même, sans recours à l'hospitalisation à domicile — articulé autour de trois conditions : philosophie ambulatoire-first, protocole ERAS et monitoring digital structuré (J0–J10).
Ces données montrent que la chirurgie bariatrique ambulatoire est possible. Au-delà de la faisabilité, elle améliore la sécurité des patients et allège significativement les dépenses de l'Assurance Maladie. Elles peuvent ainsi servir de base à un réel développement de cette pratique dans les centres accrédités.
Après une progression méthodique — anneaux gastriques, sleeve gastrectomie, puis bypass gastrique — plus de 80 % de notre activité bariatrique lourde est aujourd'hui réalisée en ambulatoire. Sur une série consécutive de 2 580 sleeve gastrectomies (2019–2024), 2 207 procédures ont été conduites en ambulatoire (85,5 %), avec une mortalité nulle, un taux de complications à 30 jours de 4,2 % et un taux d'hospitalisations non prévues de 10,2 %, en amélioration continue.
Cette approche repose sur un vrai ambulatoire — retour à domicile le jour même, sans recours à l'hospitalisation à domicile — articulé autour de trois conditions : philosophie ambulatoire-first, protocole ERAS et monitoring digital structuré (J0–J10).
Ces données montrent que la chirurgie bariatrique ambulatoire est possible. Au-delà de la faisabilité, elle améliore la sécurité des patients et allège significativement les dépenses de l'Assurance Maladie. Elles peuvent ainsi servir de base à un réel développement de cette pratique dans les centres accrédités.

