Impact des nouveaux traitements médicaux adjuvants sur le geste chirurgical dans les tumeurs de la tête et du cou.
Séance du mercredi 20 mai 2026 (L'Académie reçoit la Société Francophone de Chirurgie Oncologique)
N° de DOI : 10.26299/8vd9-2y77/emem.2026.21.07
Résumé
L’évolution des traitements médicaux, en particulier l’essor de l’immunothérapie et des thérapies ciblées, modifie la prise en charge des cancers de la tête et du cou. Historiquement dominée par la chirurgie radicale, la stratégie thérapeutique s’oriente désormais vers des approches multimodales associant chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie.
Plusieurs essais récents montrent des résultats prometteurs. L’étude KEYNOTE-689 met en évidence une amélioration significative de la survie sans événement grâce au pembrolizumab péri-opératoire chez les patients atteints de carcinomes épidermoïdes localement avancés résécables, sans compromettre la faisabilité chirurgicale. L’essai NIVOPOSTOP démontre également un bénéfice de l’ajout du nivolumab à la radiochimiothérapie adjuvante après chirurgie, avec une amélioration de la survie sans maladie.
Dans les cancers anaplasiques de la thyroïde mutés BRAFV600E, l’association néoadjuvante dabrafénib–tramétinib–pembrolizumab augmente les taux de résécabilité et améliore la survie globale. D’autres stratégies d’immunochimiothérapie néoadjuvante montrent aussi des réponses pathologiques majeures encourageantes.
Ces avancées ouvrent la voie à une redéfinition des indications opératoires, à une désescalade chirurgicale guidée par la réponse tumorale et à une personnalisation croissante des traitements grâce aux biomarqueurs.
Plusieurs essais récents montrent des résultats prometteurs. L’étude KEYNOTE-689 met en évidence une amélioration significative de la survie sans événement grâce au pembrolizumab péri-opératoire chez les patients atteints de carcinomes épidermoïdes localement avancés résécables, sans compromettre la faisabilité chirurgicale. L’essai NIVOPOSTOP démontre également un bénéfice de l’ajout du nivolumab à la radiochimiothérapie adjuvante après chirurgie, avec une amélioration de la survie sans maladie.
Dans les cancers anaplasiques de la thyroïde mutés BRAFV600E, l’association néoadjuvante dabrafénib–tramétinib–pembrolizumab augmente les taux de résécabilité et améliore la survie globale. D’autres stratégies d’immunochimiothérapie néoadjuvante montrent aussi des réponses pathologiques majeures encourageantes.
Ces avancées ouvrent la voie à une redéfinition des indications opératoires, à une désescalade chirurgicale guidée par la réponse tumorale et à une personnalisation croissante des traitements grâce aux biomarqueurs.


