Traitements systémiques péri-opératoires en onco-dermatologie : impact sur les stratégies chirurgicales et reconstructrices
Séance du mercredi 20 mai 2026 (L'Académie reçoit la Société Francophone de Chirurgie Oncologique)
N° de DOI : 10.26299/wm5s-js46/emem.2026.21.03
Résumé
Les traitements systémiques péri-opératoires transforment profondément les stratégies chirurgicales en onco-dermatologie, modifiant la temporalité des gestes, leur étendue et la nature des reconstructions.
Dans le mélanome résécable de stade III, l'essai de phase 3 NADINA a démontré la supériorité de l'association nivolumab-ipilimumab en néoadjuvant sur la chirurgie première suivie d'un traitement adjuvant, avec une survie sans événement à 12 mois de 83,7 % contre 57,2 %. Les réponses pathologiques majeures observées dans 59 % des cas permettent une désescalade chirurgicale au niveau ganglionnaire, l'immunothérapie se substituant progressivement au curage dans certaines indications et réduisant ainsi la morbidité. Parallèlement, le rôle du ganglion sentinelle évolue : moins déterminant pour l'indication du curage, il devient davantage un outil d'identification de biomarqueurs prédictifs de réponse à l'immunothérapie. En pratique, cette approche néoadjuvante implique un délai préopératoire permettant de maximiser la réponse tumorale et d'adapter l'étendue du geste chirurgical et reconstructeur en conséquence.
Dans les carcinomes épidermoïdes cutanés localement avancés, le cémiplimab néoadjuvant induit des réponses pathologiques complètes dans 51 à 55 % des cas, permettant des chirurgies moins mutilantes, réduisant le recours à la radiothérapie adjuvante, et transformant parfois radicalement la nature du geste reconstructeur nécessaire.
La réponse pathologique devient ainsi dans ces deux situations un indicateur prédictif central, structurant à la fois la décision d'opérer, le choix du geste et la planification de la reconstruction.
Dans le mélanome résécable de stade III, l'essai de phase 3 NADINA a démontré la supériorité de l'association nivolumab-ipilimumab en néoadjuvant sur la chirurgie première suivie d'un traitement adjuvant, avec une survie sans événement à 12 mois de 83,7 % contre 57,2 %. Les réponses pathologiques majeures observées dans 59 % des cas permettent une désescalade chirurgicale au niveau ganglionnaire, l'immunothérapie se substituant progressivement au curage dans certaines indications et réduisant ainsi la morbidité. Parallèlement, le rôle du ganglion sentinelle évolue : moins déterminant pour l'indication du curage, il devient davantage un outil d'identification de biomarqueurs prédictifs de réponse à l'immunothérapie. En pratique, cette approche néoadjuvante implique un délai préopératoire permettant de maximiser la réponse tumorale et d'adapter l'étendue du geste chirurgical et reconstructeur en conséquence.
Dans les carcinomes épidermoïdes cutanés localement avancés, le cémiplimab néoadjuvant induit des réponses pathologiques complètes dans 51 à 55 % des cas, permettant des chirurgies moins mutilantes, réduisant le recours à la radiothérapie adjuvante, et transformant parfois radicalement la nature du geste reconstructeur nécessaire.
La réponse pathologique devient ainsi dans ces deux situations un indicateur prédictif central, structurant à la fois la décision d'opérer, le choix du geste et la planification de la reconstruction.


