Place de la chirurgie pour préserver la fertilité
Séance du mercredi 06 mai 2026 (Chirurgie Gynécologique)
N° de DOI : 10.26299/h02m-z203/emem.2026.19.02
Résumé
La préservation de la fertilité féminine représente un enjeu majeur de qualité de vie, en particulier chez les patientes exposées à des pathologies ou traitements gonadotoxiques. Elle s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire dépassant le cadre de la seule gynécologie et doit être intégrée précocement et systématiquement dans le parcours de soins, dès lors qu’un risque d’altération de la fertilité est identifié. Elle concerne également les situations où la prise en charge médicale retarde un projet de grossesse, exposant à une conception à un âge maternel où la fertilité spontanée sera diminuée. La baisse physiologique de la réserve ovarienne avec l’âge conditionne cependant fortement les stratégies disponibles.
Parmi les approches chirurgicales, la cryoconservation de tissu ovarien constitue une option de référence en cas de risque gonadotoxique élevé, notamment chez les patientes prépubères. Après autogreffe orthotopique, elle permet une restauration fréquente de la fonction endocrine et offre des perspectives de grossesse spontanée, avec des taux de naissance de l’ordre de 30 à 40 % par greffe.
La transposition ovarienne, indiquée avant radiothérapie pelvienne, permet de préserver la fonction hormonale et offre des possibilités de grossesse, bien que les données sur la fertilité restent limitées. Par ailleurs, des techniques innovantes telles que la transposition utérine visent à protéger l’utérus des effets délétères de l’irradiation, responsables d’une altération majeure du pronostic obstétrical.
L’intégration de ces stratégies dans des parcours coordonnés, notamment via les réseaux d’oncofertilité, constitue un enjeu organisationnel essentiel afin de garantir un accès équitable aux techniques et d’optimiser les chances de maternité ultérieure.
Pr Blandine Courbiere
Centre clinico-biologique d'Assistance Médicale à la Procréation, Plateforme OncoPACA Corse Fertilité et Cancer, Hôpital de La Conception AP-HM, Marseille
Aix Marseille Univ, Avignon Univ, IMBE, CNRS, IRD
Parmi les approches chirurgicales, la cryoconservation de tissu ovarien constitue une option de référence en cas de risque gonadotoxique élevé, notamment chez les patientes prépubères. Après autogreffe orthotopique, elle permet une restauration fréquente de la fonction endocrine et offre des perspectives de grossesse spontanée, avec des taux de naissance de l’ordre de 30 à 40 % par greffe.
La transposition ovarienne, indiquée avant radiothérapie pelvienne, permet de préserver la fonction hormonale et offre des possibilités de grossesse, bien que les données sur la fertilité restent limitées. Par ailleurs, des techniques innovantes telles que la transposition utérine visent à protéger l’utérus des effets délétères de l’irradiation, responsables d’une altération majeure du pronostic obstétrical.
L’intégration de ces stratégies dans des parcours coordonnés, notamment via les réseaux d’oncofertilité, constitue un enjeu organisationnel essentiel afin de garantir un accès équitable aux techniques et d’optimiser les chances de maternité ultérieure.
Pr Blandine Courbiere
Centre clinico-biologique d'Assistance Médicale à la Procréation, Plateforme OncoPACA Corse Fertilité et Cancer, Hôpital de La Conception AP-HM, Marseille
Aix Marseille Univ, Avignon Univ, IMBE, CNRS, IRD


