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Les e-mémoires de l'Académie Nationale de Chirurgie

Le Typhus : maladie générique des guerres napoléoniennes.

Hubert JOHANET

Séance du mercredi 18 février 2026 (Napoléon et les chirurgiens)

N° de DOI : 10.26299/2xmq-1m84/emem.2026.08.08

Résumé

Si les historiens débattent du nombre de morts pendant les guerres napoléoniennes, les décès par maladies sont reconnus comme plus fréquents que les tués au combat. Les chiffres de la guerre de Crimée le démontreront clairement ultérieurement. Depuis l’antiquité, les guerres charrient des épidémies et des fièvres dans les populations civiles et militaires qu’on relie, par facilité, en priorité au typhus.
La période napoléonienne a permis d’identifier les facteurs de risque (promiscuité, insalubrité) , une description clinique précise (fièvre brutale, éruption, tuphos) et la préconisation de mesures préventives rarement appliquées. Desgenettes, Inspecteur général du service de Santé des Armées, Percy puis Larrey, chirurgien chefs de la Grande Armée, sont en première ligne pour exiger des commissaires aux armées, des hébergements adaptés. Ce n’est qu’en 1910 que l’américain HT Ricketts découvre la bactérie (Rickettsie) dont il mourra. Le traitement repose sur un comprimé de Doxycycline par jour.