Problématique de l’apprentissage de la chirurgie en Afrique centrale
Séance du mercredi 04 février 2026 (Communications libres)
N° de DOI : 1026299/g77w-4z89/emem.2026.06.06
Résumé
L’apprentissage de la chirurgie subit des mutations profondes liées à une meilleure connaissance de la pédagogie de l’adulte, de l’innovation technologique (IA, simulation…) mais aussi des contraintes réglementaires. Face à cela il nous a semblé utile de questionner l’apprentissage de la chirurgie en Afrique Centrale.
Suivant le principe de l’alignement pédagogique, nous avons examiné les objectifs d’apprentissage, les techniques de formation et le système d’évaluation en vigueur.
Nos résultats révèlent que pour les objectifs d’apprentissage le modèle en cours est hors sol car inadapté aux besoins des populations notamment en matière de chirurgie essentielle à pratiquer dans les hôpitaux de district. Quant aux techniques de formation, elles sont obsolètes car seuls subsistent le compagnonnage. Enfin pour les évaluations il est à noter qu’elles ne sont pas en cohérence avec la nécessité de vérifier les compétences.
De ce fait nous proposons la révision des curricula de formations en chirurgie de façon à mettre sur pied des objectifs étagés pour le cycle de médecine générale, de spécialisation et pour faire éclore des pôles d’excellence. L’apprentissage doit s’appuyer sur trois référentiels de compétences dont le plus urgent est le référentiel « santé publique » ou de chirurgie essentielle pour la pratique en milieu isolé et peu outillé qu’est le district de santé. Cette approche doit rendre effective la résolution de l’Académie Nationale de Chirurgie qui proclame que la « chirurgie est un droit fondamental de l’homme ». Les Pays d’Afrique Centrale doivent mettre en place une stratégie nationale de développement de la chirurgie.
Suivant le principe de l’alignement pédagogique, nous avons examiné les objectifs d’apprentissage, les techniques de formation et le système d’évaluation en vigueur.
Nos résultats révèlent que pour les objectifs d’apprentissage le modèle en cours est hors sol car inadapté aux besoins des populations notamment en matière de chirurgie essentielle à pratiquer dans les hôpitaux de district. Quant aux techniques de formation, elles sont obsolètes car seuls subsistent le compagnonnage. Enfin pour les évaluations il est à noter qu’elles ne sont pas en cohérence avec la nécessité de vérifier les compétences.
De ce fait nous proposons la révision des curricula de formations en chirurgie de façon à mettre sur pied des objectifs étagés pour le cycle de médecine générale, de spécialisation et pour faire éclore des pôles d’excellence. L’apprentissage doit s’appuyer sur trois référentiels de compétences dont le plus urgent est le référentiel « santé publique » ou de chirurgie essentielle pour la pratique en milieu isolé et peu outillé qu’est le district de santé. Cette approche doit rendre effective la résolution de l’Académie Nationale de Chirurgie qui proclame que la « chirurgie est un droit fondamental de l’homme ». Les Pays d’Afrique Centrale doivent mettre en place une stratégie nationale de développement de la chirurgie.


