La prothèse trapézo-métacarpienne, de la simple à la double mobilité
Séance du mercredi 21 janvier 2026 (La prothèse trapézo-métacarpienne : de la France aux Etats Unis, un exemple emblématique de la portée internationale de l’Ecole Française)
N° de DOI : 10.26299/kbqb-a454/emem.2026.04.02
Résumé
La prothèse trapézo-métacarpienne, de la simple à la double mobilité
Le principe de double mobilité a été mis au point pour la prothèse totale de hanche. Les prothèses de hanche (PTH) souffrent d'instabilité ainsi que de problèmes de fixation osseuse et d'usure, elles ont été développées au siècle dernier, deux concepts ont émergé dans les années 1960 : La prothèse de Charnley, avec une cupule en poly-éthylène (PE) épaisse et une tête de petite taille pour réduire l'usure montre un taux de luxation élevé, la prothèse de Mac Kee avec une tête de taille plus proche de l'anatomie montre moins de luxations mais des problèmes d'usure plus rapide. La taille de la tête prothétique est déterminante pour le risque de luxation. A la recherche d'un compromis, le Pr G.Bousquet à Saint Etienne avec l'aide de C.Magnin, ingénieur de la société SERF, invente en 1975 le concept de double mobilité, constitué d'une cupule métallique, d'un insert PE mobile libre dans cette cupule et mobile sur la tête prothétique. Après des années de mise au point, le concept s'avère une réussite notamment concernant le risque de luxation et diffuse largement à partir des années 2000. Les prothèses trapézo-métacarpiennes ont adopté progressivement un dessin proche des PTH. Simple mobilité, elles souffraient du même type de complications et à partir de 2012 elles bénéficient de la double mobilité. Avec cette évolution le taux de complication et en particulier le risque de luxation se réduit significativement. L'association de deux inventions françaises : la prothèse trapézo-métacarpienne et la double mobilité s'avère un belle réussite.
Le principe de double mobilité a été mis au point pour la prothèse totale de hanche. Les prothèses de hanche (PTH) souffrent d'instabilité ainsi que de problèmes de fixation osseuse et d'usure, elles ont été développées au siècle dernier, deux concepts ont émergé dans les années 1960 : La prothèse de Charnley, avec une cupule en poly-éthylène (PE) épaisse et une tête de petite taille pour réduire l'usure montre un taux de luxation élevé, la prothèse de Mac Kee avec une tête de taille plus proche de l'anatomie montre moins de luxations mais des problèmes d'usure plus rapide. La taille de la tête prothétique est déterminante pour le risque de luxation. A la recherche d'un compromis, le Pr G.Bousquet à Saint Etienne avec l'aide de C.Magnin, ingénieur de la société SERF, invente en 1975 le concept de double mobilité, constitué d'une cupule métallique, d'un insert PE mobile libre dans cette cupule et mobile sur la tête prothétique. Après des années de mise au point, le concept s'avère une réussite notamment concernant le risque de luxation et diffuse largement à partir des années 2000. Les prothèses trapézo-métacarpiennes ont adopté progressivement un dessin proche des PTH. Simple mobilité, elles souffraient du même type de complications et à partir de 2012 elles bénéficient de la double mobilité. Avec cette évolution le taux de complication et en particulier le risque de luxation se réduit significativement. L'association de deux inventions françaises : la prothèse trapézo-métacarpienne et la double mobilité s'avère un belle réussite.


