Fr | En
Les e-mémoires de l'Académie Nationale de Chirurgie

Infections de l’aorte et de prothèses aortiques : le remplacement par allogreffe artérielle reste notre premier choix

Thibault COUTURE | Frédéric COCHENNEC | Laurent CHICHE | Juien GAUDRIC | Jean-Miche DAVAINE | Dorian VERSCHEURE | Laurent CHICHE

Séance du mercredi 13 mars 2024 (Chirurgie vasculaire de recours)

N° de DOI : 10.26299/pwwg-v419/emem.2024.09.04

Résumé

Les infections de prothèses compliquent 1 à 6% des procédures aortiques thoraciques ou abdominales. Les anévrysmes infectieux primitifs représentent 1% des anévrysmes de l’aorte. Le traitement chirurgical optimal nécessite la résection complète du matériel infecté, le drainage du foyer infectieux, la revascularisation itérative in situ par un greffon résistant à la réinfection (préférentiellement) ou extra-anatomique. Différents greffons ont été proposés pour la revascularisation in situ : prothèses imprégnées d’argent ou d’antibiotiques, prothèses biologiques en péricarde animal, veines fémorales superficielles autologues, allogreffes artérielles cryopreservées. Les allogreffes artérielles cryopréservées, qui peuvent être utilisées tant à l’étage thoracique qu’abdominal, ont prouvé leur résistance à la plupart des germes impliqués dans les sepsis aortiques, dans des modèles in vitro et in vivo. Les études cliniques rapportent également de bons résultats au regard de la gravité de la pathologie. Elles constituent notre choix de première intention dans les infections primitives et prothétiques aortiques.
Auteurs : Dr Thibault COUTURE, Dr Julien GAUDRIC, Dr Jean-Michel DAVAINE, Dr Dorian VERSCHEURE, Pr Frédéric COCHENNEC, Pr Laurent CHICHE